Explication des notes des critiques

Bon! Alors nous voilà à l’explication des cotes, afin que vous puissiez profiter pleinement de notre jugement lorsque vient le temps de choisir un film de marde pour votre propre divertissement. Elles vous sont présentées en ordre décroissant, c’est donc de dire que « Étron » représente un chef d’oeuvre (bien, un genre de chef d’oeuvre), et « Liquide » représente un horrible navet. Déjà que le navet, c’est pas fameux…

Voilà tout une pièce de viande! L’étron est le roi de la défécation, celui qui nous fait passer un moment digne de ce nom sur notre trône d’acrylique, quelque soient les circonstances. Certaines personnes aux moeurs douteuses (citons notamment Guy Fournier) iraient même jusqu’à qualifier le moment de l’étron de quasi jouissance! Incidemment, sur le plan cinématographique, l’étron signifie l’apogée, le film de béton, de divertissement ou de qualité garantie, qui restera dans les anales (et dans nos anaux) pour de nombreuses générations. La crème du cinémarde!

Le caca typique en est un qui glisse bien et qui, accompagné d’un brin de lecture, nous fait passer un bon moment. Tous les films forts divertissants, qui valent la peine d’être écoutés, se retrouvent dans cette catégorie. Certains autres, un peu inégaux, mais comportant de sérieuses scènes d’anthologie peuvent aussi venir racoler en bas de classement.

Les crottes, c’est intéressant, mais pas longtemps! Ça peut efficacement meubler un petit moment durant la journée ou pendant une soirée pluvieuse, mais il ne faudrait pas s’attendre à plus d’une crotte. Cela s’applique généralement aux oeuvres de cinéma qui se regardent très bien une fois et avec une bonne satisfaction, à la va-vite et sans grandes attentes, mais qui stagnent à cette fois là, et qui ne nous donnent pas nécessairement envie de récidiver avant un bon bout de temps.

Vous attrapez généralement une crise de diarrhée lorsque vous êtes malade ou que vous avez ingéré trop de nourriture avariée. Bref, inutile de vous dire que vous vous trouvez dans un état un peu malaisé, à la frontière entre le « correct » et le « désagréable », comme flottant dans les limbes du négativisme intestinal, bien au fond d’une chiotte publique. Le film est ennuyant, les moments de divertissement sont épars et peu convaincants et vous commencez à lorgner l’horloge ou le bouton « arrêt » de votre télécommande, sans avoir le courage de mettre fin à l’expérience au cas où une surprise sortie de nulle part pourrait venir sauver votre soirée jusqu’ici gâchée? Ne cherchez plus, vous avez la diarrhée cinématographique!

Vous avez l’impression d’avoir la nausée, mais à l’envers. Il semble qu’on vous éviscère, que vos tripes s’aspirent dans vos canalisations bouchées et qu’elles se liquéfient pour sortir sous forme de jus acide hors de votre oeil ratatiné. Vous êtes en feu, et c’est atroce. Vous croyez avoir affaire à la pièce de bobine numérisée la plus ignoble qui soit, à une réalisation épurée de tout esthétisme, de tout bon goût et de tout professionnalisme. Ce film ira ramasser la poussière, ou mieux, s’écraser perpétuellement dans un compacteur à déchets. Si vous commencez à fantasmer sur le fait de partir en croisade pour brûler chaque copie de cette immondice, vous êtes en présence d’une éruption volcanique liquide!